18 septembre 2006
Ma rentrée...
De retour. Grâce à la magie RSS, des centaines de billets à lire dans mon agrégateur... Certains lus attentivement, d'autres parcourus rapidement... Mes blogueurs favoris ont été productifs début septembre !
Du mal à reprendre BlogOKat... Je m'amuse sur Flickr, et c'est chronophage !
Voici tout de même 2 ou 3 petites choses qui m'ont interpellée ces derniers jours :
- The citizendium est le nouveau projet de Larry Sanger, l'un des fondateurs de Wikipedia. En résumé, il souhaite faire intervenir des "experts" dans Wikipedia : son objectif est de créer une « république constitutionnelle responsable réservant une place spéciale aux experts et invitant le public à travailler au coude à coude avec eux » [Voir PC Inpact. Pour ma part je préfère FBI portés disparus ;-)]
- sur le nouveau site d'Archimag, il y a un glossaire avec des définitions dans le monde de la veille, des archives, des nouvelles technologies, etc...
- si vous avez envie de vous lancer dans la blogosphère, allez donc lire Les 14 étapes pour créer son blog dans les règles de l'art de JF Ruiz (l'étape du jour est la 11ème et contient les liens vers les 10 précédentes)
- un article de prospective de Daniel Kaplan sur Internet Actu : Penser l'internet dans 10 ans. Il conclue en écrivant : "Ainsi, bien loin des scénarios nets et clairs de la science-fiction d’Hollywood, l’internet omniprésent de 2016, devenu une infrastructure essentielle et oubliée au même titre que l’électricité (sauf bien sûr pour ceux qui n’en bénéficient pas) alimentera-t-il vraisemblablement une société tout aussi, voire plus désordonnée, bruyante, incertaine, tendue, compliquée, conflictuelle, créative, torturée qu’aujourd’hui."
- pour une vision moins "philosophique" et plus geek, lire De l'avenir du web sur BioloGeek.
15 août 2006
Des points de couleur reliés par des traits
Ces derniers temps, à l'instar de Manue, je me suis mise en vacances de mon blog... alors que je ne suis pas encore vraiment partie ! [départ prévu dans 2 semaines, alors que vous serez tous rentrés ;-)] Il faut dire que mes flux RSS se sont nettements taris... alors que les photos à admirer sur Flickr sont inépuisables...
Et c'est d'ailleurs sur Flickr que j'ai découvert ce gadget : Websites as Graphs. Il s'agit d'une applet Java qui génère une image à partir de la structure html d'un site web. Ca ne sert pas à grand chose (à part représenter la structure d'un site par ses tags html), mais le résultat pour BlogOKat est plutôt joli, non ?
Et pour voir d'autres exemples, rendez-vous sur Flickr, évidemment !
[edit] Suite au commentaire de Luc, voici maintenant l'ADN de BlogOKat (et d'autres sur Flickr) :
23 juin 2006
Dépôt légal des documents numériques mais pas encore du web !
Le 13 juin dernier est paru un décret modifiant le dépôt légal. Il rend systématique le dépôt à la BNF des "progiciels, bases de données, systèmes experts et autres produits de l'intelligence artificielle" (...) "dès lors qu'ils sont mis à la
disposition du public, à titre onéreux ou gratuit, par diffusion en
nombre d'un support matériel de quelque nature que ce soit". Il stipule aussi que la BNF pourra désormais "demander le dépôt d’un fichier numérique se substituant au dépôt du document imprimé, graphique ou photographique".
(Merci à Emmanuel Barthe)
Pour ce qui est du dépôt légal du web, il faudra attendre le vote définitif de la loi DADVSI qui devrait avoir lieu le 30 juin prochain puisque la commission paritaire Assemblée Nationale / Sénat a donné son feu vert hier. Pour mémoire, l'article 21 du titre IV du projet de loi précise que "sont soumis au dépôt légal les signes, signaux, écrits, images, sons ou messages de toute nature faisant l'objet d'une communication au public par voie électronique." (Voir ce reportage du JDN)
Sur l'archivage du web, lire Internet, entre archivage et mémoire, un article du 22/11/2005 de Marc Dumont pour la revue Espace Temps. Je retiens la théorie du "développement durable du web" de Marc Dumont pour qui "la préservation de sources et de ressources ne peut faire l’économie d’une réflexion sur leurs constitutions, leurs usages et leurs modes d’appropriation, sinon au risque de suivre une logique compulsive de préservation atrophiante."
[edit] Surle site de la BNF, une page reprend toutes les nouvelles dispositions par type de document.
12 juin 2006
Sans commentaire...
"Les bibliothèques municipales ont beaucoup changé. On y parle. On y débat. C'est moins bruyant qu'un stade. C'est plus féminin. Et elles poussent partout, ces usines à savoir, à comprendre, à se distraire et à vivre ensemble."
Ouest France, 10-11 juin 2006, 1ère page.
30 mai 2006
Valorisation de la littérature grise
J'ai découvert aujourd'hui Document Libre, un outil de valorisation de la littérature grise. Il s'agit tout simplement d'un outil d'indexation (un ensemble de scripts php associés
à une base de données) qui facilite la recherche de documents. En résumé, il permet de "mieux valoriser la production grise et ceci sans dénaturer
la personnalité des sites qui sont déjà créés,
sans perdre la maîtrise des choix de ce qu'on y présente,
sans même devoir alourdir le système en place".
La collection témoin permet de se faire une idée du fonctionnement de cet outil qui s'appuie évidemment sur XML et des métadonnées au format Dublin Core.
Pour en savoir plus, lire cette présentation du projet.
Libre accès
Accès Libre (et sa suite) est le titre d'une analyse intéressante et synthétique des enjeux du libres accès en matière de publication scientifique rédigée par Bernard Rentier, recteur de l'université de Liège.
Je reproduis sa conclusion : "Enfin, quand on considère bien tous les éléments positifs de la
publication en libre accès (rapidité, efficacité, universalité du
lectorat potentiel, référence rapide par lien électronique, utilisation
de techniques inapplicables à la publication sur papier telles que les
animations, les films, etc; connaissance permanente des documents où
nos propres travaux sont cités), on comprend que la voie est tracée,
que le mouvement est irréversible et que désormais, les scientifiques
vont se tourner vers ce nouveau mode de publication. Un nouveau
paradigme est né, et avec lui une nouvelle ère de la recherche
scientifique."
(Vu sur la lettre de l'AFNET)
01 mai 2006
Humour
Comme vous le savez, l'INA a mis ses archives en ligne et a enregistré 6 millions de connexions en quelques heures.
Résultat, une bien curieuse requête à permis à un internaute d'attérir sur BlogOKat :
(cliquer sur l'image pour l'agrandir)
"rien n'est gratuit sur les archives de l'ina" ???
Et moi qui croyais que 80 % des programmes étaient visibles gratuitement !!! C'est en tous cas ce que j'ai lu sur ZDNet, qui est pourtant une source fiable...
[edit] Pour répondre au commentaire de Thierry : les journaux télévisés sont gratuits... mais il faut être né entre 1976 et 1994 pour voir le journaul de son année de naissance ou entre 1964 et 1968 pour entendre un journal radiophonique. Sinon, j'ai pu voir un reportage sur la Sainte Catherine en 1928, quelques images du festival de Cannes en 1959, un extrait d'une adaptation de "La petite Fadette" de George Sand (le visionnage de la totalité étant payant).
A noter aussi que d'une manière générale le visionnage en streaming est gratuit mais pas le visionnage en plein écran ni le téléchargement.
21 mars 2006
Où il est question des métiers de bibliothécaire et de documentaliste
Le site Bibliothécaire-Documentaliste, accessible au choix par les URL http://www.documentaliste.be/ ou http://www.bibliothecaire.be/, est dédié à la promotion de ces métiers en Belgique.
Son contenu est actuellement assez pauvre puisque le seul document en ligne est un dossier de 28 pages datant de 2002 qui pourra intéresser les personnes souhaitant s'informer sur ces métiers : "Bibliothécaire-documentaliste, une profession en devenir, une formation d'avenir, un métier à découvrir"...
Je ne peux résister à l'envier de citer deux extraits des brèves présentations de la page d'accueil :
- "Si tu sais rêver et en même temps garder les deux pieds sur terre, si tu as envie d'aider les autres à se brancher sur le monde et en même temps à découvrir leurs propres rêves, alors le métier de bibliothécaire est fait pour toi."
- "Tu es curieux de tout ? Tu as envie de t'initier à l'informatique, à internet ? Tu aimes les contacts humains et la communication ? Tu cherches un métier d'avenir garanti ? La formation de bibliothécaire-documentaliste doit t'intéresser."
La situation en France n'est pas aussi idyllique et les jeunes diplomés en documentation ont plutôt du mal à trouver un emploi, même si l'ADBS a recueilli plus d'offres d'emploi en 2005 qu'en 2004 (voir son observatoire emploi)...
Par ailleurs, si le métier de bibliothécaire vous intéresse, je vous recommande de lire ce bon billet dans lequel Thilas évoque son parcours : Comment devient-on bibliothécaire ? Histoire d'une représentation. (je crois que je vais essayer de me prêter à cet exercice - comment devient-on documentaliste ? - prochainement...)
12 février 2006
Quelques notes sur le groupware
En recherchant une définition pour le terme groupware, j'ai constaté que 2 visions s'opposent.
- Pour certains, comme l'office québécois de la langue française, groupware ne désigne qu'un "logiciel qui permet à des utilisateurs reliés par un réseau de travailler en collaboration sur un même projet"
- Pour d'autres, le groupware est appréhendé d'une manière beaucoup plus large et recouvre l'"ensemble des technologies et des méthodes de travail associées qui, par l’intermédiaire de la communication électronique, permettent le partage de l’information sur un support numérique à un groupe engagé dans un travail collaboratif et/ou coopératif" (Jean-Claude Courbon cité par Wikipedia).
Mais comment traduire cet anglicisme ? Les "instances terminologiques" françaises (voir base CRITER de la DGLGLF) ont opté pour la vision réductrice du groupware puisque l'arrêté du 19/02/1993 traduit ce terme par logiciel de groupe de travail et le définit ainsi : "logiciel permettant à un groupe d'utilisateurs de travailler en collaboration sur un même projet sans être nécessairement réunis". Pourquoi ne pas avoir opté pour une traduction plus simple comme le collecticiel québécois ou synergiciel trouvé sur certains sites ?
Pour la traduction du groupware désignant à la fois des technologies et des méthodes, là encore pas de consensus. Si certains optent pour travail collaboratif, d'autres contestent cette traduction et lui préfèrent travail en groupe.
Ainsi, pour Evelyne Legros (voir son mémoire sur le travail collaboratif), le travail collaboratif va plus loin que le groupware. Elle considère en effet que "parti du groupe de travail isolé, il concerne désormais l’entreprise
tout entière, voire l’entreprise étendue à ses réseaux de partenaires
extérieurs. Et, surtout, le collaboratif marque un saut technologique
considérable par rapport au “groupware”, grâce essentiellement à la généralisation des techniques Internet."
Pour résumer, le groupware repose sur les concepts de collaboration et de communication et peut être mis en oeuvre grâce à un certain nombre d'outils. Ceux-ci sont nombreux et disposent de fonctionnalités permettant par exemple la gestion et l'animation de groupes de travail, la coordination de projets, le travail à distance, le partage d'informations, etc.
Lotus Notes, souvent cité dans les définitions est aujourd'hui un exemple dépassé. En effet, "depuis 2003, d'autres outils comme les messageries instantanées
(Messenger, ICQ...) et la webconference (WebEx, Cisco...), permettent
aux collaborateurs de passer de l'ère de l'espace de travail partagé à
celle des communautés de pratiques reliées. Ce n'est plus tant l'information qui est au centre du
dispositif de collaboration mais l'individu lui-même : le collaborateur ne
partage plus seulement un document mais son expérience." (JDN Solutions)
Pour aller plus loin :
- Solutions de travail collaboratif (pdf), présentation à Solutions Linux 2004 (février 2005)
- Les outils de groupware : l'informatique au service du travail collaboratif (pps), journée thématique du réseau Isidora (mai 2003)
- Les outils de groupware en ligne, Outils Froids (article paru en 2002 dans le magazine Influx)
- Wikis et weblogs ou le renouveau des outils de groupware ?, JDN Solutions (juin 2005)
- Les wikis : groupware nouvelle génération, InternetActu (novembre 2003)
11 janvier 2006
Les nouvelles technologies, que nous apportent-elles ?
Un lecteur [merci F. ;-)] me signale la mise en ligne d'une
conférence vraiment intéressante du philosophe Michel Serres organisée
dans le cadre du cycle Culture Web de l'INRIA (1er décembre 2005, école
polytechnique)
"Michel
Serres aborde les nouvelles technologies sous un angle original, en
questionnant ce qu'elles apportent de nouveau". Les points développés :
- Ce qui n'est pas nouveau dans les nouvelles technologies
- Ce qui est nouveau : le rapport à l'espace
- La question du droit
- L'externalisation des fonctions cognitives
- Définir un éco-datrwinisme
- Conclusion : qui perd gagne
L'intervention de Michel Serres (1h38... je n'en écouté pour l'instant qu'une partie) est disponible en ligne sur le site Interstices au format XML/SMIL (lisible avec Real Player).



